Haro sur la Psychanalyse

Gérard SALGAS
(Agrégé de Lettres classiques)
Perpignan, Mai 2010

C’est une traque sans merci que donne Michel ONFRAY au père – ou prétendu tel – de la psychanalyse, Sigmund FREUD, au long d’un ouvrage de quelque six cents pages. Assurément il fallait une énergie colossale pour abattre le colosse freudien en marbre et en or (p. 103), dont l’ombre portée s’étend sur une bonne partie de la culture occidentale contemporaine.
Michel ONFRAY n’a pas hésité en effet à parcourir, une loupe à la main, les dix mille feuilles qui l’ont amené à instruire à charge – et uniformément à charge – le procès du grand homme, à fureter dans les moindres recoins de sa vie et de son oeuvre, en regrettant même qu’une partie des écrits ait été détruite par leur auteur, véritable graphomane enclin à l’autocélébration par trucage ou occultation, ou bloquée dans des containers américains (p.237) par des héritiers soucieux de ne pas entacher la gloire du Maître.

http://www.dogma.lu/pdf/CR-OnfrayFreud.pdf