La Beauté positive

Olivier Lahbib

Outre les applications relatives aux questions morales et sociales, les savants naturalistes de la deuxième moitié du XIX° siècle ont formulé le projet d’une science du beau, d’une doctrine du plaisir esthétique. Le projet de l’esthétique positiviste semble rejoindre celui de l’art naturaliste, illustré par Zola dans son manifeste théorique, le Roman expérimental (1890). Le romancier y est décrit comme médecin de l’âme, et il n’ambitionne pas de procurer du plaisir au lecteur, mais de lui apporter une connaissance, en lui fournissant un étude sociale, des maux de l’humanité. Indépendamment du contenu ou du message des oeuvres d’art, l’étude du jugement esthétique a pour objet les critères selon lesquels une oeuvre peut provoquer un plaisir pour le plus grand nombre. Mais comment justifier la validité objective de ces critères? La méthode des sciences de la nature, comme l’affirme le point de vue positiviste, peutelle
les énoncer?

http://www.dogma.lu/pdf/OL-BeautePositive.pdf