La philosophie de la théorie constructale d’après Angèle Kremer Marietti

Abdelkader Bachta
(Université de Tunis)

Angèle Kremer Marietti a introduit la théorie constructale dans le monde philosophique français et en Tunisie. Elle a, notamment, traduit l’oeuvre de synthèse d’Adrian Bejan (co-auteur : Sylvie Lorente), qu’elle a introduite avec un Avant-propos concis (1) et a écrit, d’autre part, une étude, dans notre livre commun, intitulée : Origines scientifiques et philosophiques de la théorie constructale, son futur présumé (2), où elle reprend, largement, l’essentiel de l’Avant-propos.

Ce qui retient, particulièrement, mon attention en tant que lecteur de la théorie constructale, c’est cette double philosophie que notre auteur dégage scrupuleusement des textes de Bejan: 1°/ Une philosophie de la nature et de la technique, qui nous permet de comprendre et, par conséquent de prédire, les processus naturels et ceux
relatifs aux machines ; or, cette philosophie s’appuie sur une théorie dont la signification est précise et qui repose sur un support scientifique bien déterminée (3).
2°/ Également, un autre genre philosophique fondateur qui est, cette fois-ci, complètement implicite. Cet aspect tournerait, en fin de compte, autour de deux concepts essentiels qu’Angèle Kremer Marietti présente simplement en se référant à une série de philosophes : à la fois la construction et la finalité (qui sont en fait corrélatifs) (4). Dans la présente étude, je me propose d’exposer, à ma manière et en tant que lecteur d’Adrian Bejan, ces deux dimensions philosophiques.

http://www.dogma.lu/pdf/AB-PhilosophieConstructale.pdf