Édition Automne-Hiver 2016

Édition Automne-Hiver 2016

Ce nouveau numéro de Dogma poursuit la quête initiée il y a quelques temps déjà dans ces colonnes, autour de la crise des fondements qui, si l’ont en croit Husserl, affecte bien des domaines de nos réflexions contemporaines.
À ces remises en question n’échappent ni la science ni la philosophie, entraînant dans leur sillage les thèmes sociétaux les plus actuels. Dans cette perspective, aux interrogations soulevées par la critique de la liberté ou de la laïcité, répondent les mises en cause d’un paradigme expérimental pas toujours assez éclairé par l’épistémologie de la psychologie ou des sciences humaines.
Bonne lecture !

Articles

Comptes-rendus

Édition Printemps-Été 2016

Édition Printemps-Été 2016

L’ouverture critique…

Après deux ans et demi d’absence, ce nouveau Volume de Dogma (des Varia pour le moment) cherche à indiquer dans ses grandes lignes ce que nous aimerions voir émerger peu à peu dans divers dossiers appropriés au fil du temps. Les prochains numéros seront ainsi des dossiers axés sur la crise multiforme des fondements que nous continuons à vivre (si l’on prend Husserl au sérieux) tels ceux à venir sur le « paradigme morphologique », « la guerre qui vient », « la question de l’art », « où en sont les sciences de la matière de la vie de l’humain des idées ? » …

Un Varia sera toujours à disposition et bientôt une Bibliothèque. Une catégorie réservée à des travaux d’étudiants verra aussi le jour.

Bonne lecture !

Articles

Cinq appels à contribution

Cinq appels à contribution

1. Vers un paradigme morphologique unifiant les sciences sociales et humaines en vue du dialogue fructueux avec les sciences de la matière et de la vie.

 

Le terme de « morphologique » — utilisé principalement en SHS par Jean Baechler à la suite de la thèse de Durkheim (1893) dans démocraties (Paris, éditions Calmann-Lévy, 1985, p. 301) — peut être énoncé comme ayant un contenu heuristique « général » certain parce qu’il peut expliquer un maximum de faits au sens de saisir non seulement les conditions nécessaires et suffisantes de leur émergence, mais aussi de considérer celles-ci comme des « formes » articulant dialectiquement constances et variations. En ce sens il a fonction de paradigme.

Donnons comme contre-exemples dans le domaine des sciences plus spécifiquement « sociales » le fait que la théorie marxienne de la « survaleur » sera ici classée comme théorie locale ou restreinte et non pas « générale » parce qu’elle raisonne seulement sur quelques cas (appât du gain, domination et reproduction négatives) et non pas sur l’ensemble des cas stratifiant tout ordre social en tant que ventilation fonctionnelle de compétences et de résultats agrégés et hérités historiquement. Il en est de même pour la théorie bourdieusienne de la relation élément/champ surdéterminant le second terme sur le premier. Car si cette boucle peut être repérée pour certains éléments elle ne l’est pas pour tous. Ce qui implique que la densité relationnelle du champ considéré ne peut à elle seule constituer ni conduire les éléments composant le champ et agissant en lui, surtout lorsque ces éléments sont « humains » et peuvent donc entrer en résilience, résistance, contre le champ et sa pression existentielle et symbolique. Le réel humain n’est donc pas réductible à la somme des rapports et leur ventilation en relations historiquement situées.

Il n’en serait pas de même par contre de théories plus générales d’emblée comme la théorie thomienne de la « stabilité structurelle » morphogénétique (1980), la théorie reuchlinienne de la psychologie différentielle (1995), la théorie nuttinienne de la motivation humaine (1980). De même que l’individualisme méthodologique (non réduit à la raison instrumentale mais s’appuyant à la façon de Boudon sur la « raison ordinaire » (2012) ou la théorie baechlerienne (« macro, quasi-micro et micro ») des ordres sociaux et de leur « valence » (2000) ainsi que l’analyse proposée déjà ici sous le label « oligomorphie du développement humain » (2011) .

L’objet de ce dossier consistera donc à établir ce qu’il en est de ce concept de “morphologie” pensé dans toute une transversalité à même de le présenter comme paradigme des sciences sociales et humaines au sens de percevoir la forme de l’objet étudié dans l’ensemble des niveaux de réalité posés comme des “moments ” ou “angles” pouvant apparaître contradictoires et/ou complémentaires selon les cas.

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2. La crise française actuelle:

Sa genèse depuis  la fin de la seconde guerre mondiale, l’échec de l’Europe de la défense, la décolonisation, la guerre d’Algérie, 68, le départ de De Gaulle,la crise économique sous Giscard,  l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, l’impossibilité de s’entendre sur le mot de “réforme”, les impasses européennes, les bouleversements mondiaux, la montée des populismes et des mouvements radicaux, LMPT, zad, djihadisme, Nuit debout, la crise du politique, la défiance française envers ses élites,  la crise du PS, des écologistes de l’extrême gauche, du PCF, la crise des gaullistes, des centristes, bilan des présidents depuis Mitterrand,  la crise des institutions syndicales, des intellectuels, de l’Université, du système éducatif,  la crise du modèle social français, ce qui tient encore dans le système productif français, les possibilités du renouveau…

Il s’agira de prendre l’un des thèmes ou de les articuler dans une explication d’ensemble.

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3. L’impasse du conflit israélo-palestinien

depuis la fin du 19ème siècle, la déclaration Belfour (17), les années 20 à 47 : en quoi le rapprochement des démocrates juifs et arabes a été empêché à l’époque ; la partition de 47, que s’est-il réellement passé ? La guerre 47-48, la montée en puissance simultanée du nationalisme arabe et du sionisme politique, l’échec de 1956, de 1967, la montée de la radicalisation palestinienne, le septembre noir jordanien de 1971, la guerre du Kippour, la guerre du Liban, les impasses du nationalisme arabe et la montée en puissance de l’islamisme inspirée par l’Iran, le durcissement des positions n’est pas à voir seulement du côté israélien, le plan de paix d’Oslo, les intifada, les mémoires de Bill Clinton expliquant l’échec d’Arafat, pourquoi Rabin a-t-il été assassiné ? Israël est-il le seul acteur à être réticent à une “paix des braves ?” Le problème des “réfugiés”, l’action des acteurs étrangers semant la zizanie entre palestiniens et israéliens, l’échec d’Oslo II, la guerre Hamas, Fatah, la crise de l’OLP, les répercussions de la crise syrienne, la modification des rapports de force au sein de l’élite politique israélienne, l’intifada des couteaux, et maintenant ?…

Idem : Il s’agira de prendre l’un des thèmes ou de les articuler dans une explication d’ensemble.

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4. Les Relations Internationales dans toute leur amplitude

Les crises européennes ;  impasse mondiale des plans de relance néo-keynésiens (Q.E) et des ouvertures de marché sans régulation ou les dumping sociaux ; le bras de fer Obama-Poutine a aussi des racines idéologiques (imposer le postmodernisme relativiste et multiculturaliste d’une part, imposer le revival grand russe faisant l’impasse sur l’échec du communisme d’autre part) ;  la paradoxale faiblesse chinoise ; la Corée du Nord est-elle aussi incontrôlable qu’il est dit ? ; la question dudit “réchauffement climatique” : état réel des choses ; la guerre idéologique actuelle entre transformistes (néo-léninisme, transhumanisme, théories du genre, relativisme multiforme, consumérisme) néo-modernes (démocrates, libéraux-républicains, ) et néo-illuminarisme (alter-mondialistes, deep ecology, néo-religieux partisans du retour aux origines); la guerre qui vient : permanence des bombes improvisées, sales, guerre informatique permanente, biologique…;

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5. La question de l’art

Penser l’art à nouveaux frais, l’art ancien, imitation de la nature, magnificence, baroque, classicisme, romantisme, néo-classicisme, réalisme, naturalisme, symbolisme, impressionnisme, fauvisme expressionnisme art nouveau futurisme cubisme césure entre art et décoration (idéologique y compris) surréalisme dadaïsme Duchamp critique du conceptualisme et de la notion même d’art, nous n’avons pas compris ce qu’il voulait dire, d’où la toute puissance de l’art dit contemporain, qui est un art décoratif, pas du tout rebelle, ou ce que précisément critiquait Rousseau à l’époque de la guerre des bouffons ?… Bref, où en sommes-nous avec l’art ?…

Les contributions peuvent être envoyées à info@dogma.lu pour une mise en ligne (après évaluation) fin juin ou fin septembre ou fin décembre 2016 (respectivement numéro d’été, d’automne et d’hiver).

Info. Responsables de la revue Dogma

Angèle Kremer-Marietti nous a quitté il y a bientôt deux ans maintenant. Directrice de plusieurs collections, philosophe et traductrice (en particulier de Nietzsche), membre de la Maison d’Auguste Comte, elle animait, avec Thierry Simonelli, la revue Dogma. Celle-ci était devenue au fil des ans un recueil, un accueil, multidisciplinaire qui se voulait résolument tournée vers l’approche réellement épistémologique, c’est-à-dire une tournure d’esprit classique au sens ancien d’aller au-delà de la division entre sciences de la nature, de la matière, de la vie et des sciences humaines ou sociales puisque s’il ne s’agit pas de les confondre il est encore bien moins question de les opposer.
Angèle était l’une de ces (trop) rares philosophes à pouvoir écrire tout autant sur Husserl, les dernières découvertes en astrophysique, ou les questions politiques que posent des sociétés «techno-centrées». Un tel éclectisme pouvait dérouter alors qu’il montrait tout au contraire qu’un érudit peut aussi rester le témoin de son temps et ainsi faire partager sa réflexion sur les limites précisément épistémologiques des phénomènes émergents.
Thierry Simonelli voulait que Dogma continue ; mais ses nombreuses occupations l’empêchent désormais de s’y consacrer aussi complètement qu’il aurait voulu le faire. Aussi a-t-il confié à Lucien Samir Oulahbib, sociologue et politiste, le soin d’animer Dogma en compagnie d’Isabelle Saillot, épistémologue de la psychologie.
Dogma aura toujours pour tâche de préserver l’approche multidisciplinaire, voire de l’étendre à des questions de politique, d’histoire, de relations internationales, de critique artistique… Des rubriques d’actualité annonceront également des parutions ou des colloques… car il s’agit de ne pas opposer les exposés dogmatiques au sens originel du terme et les joutes intellectuelles qui ont toujours été «le sel de la terre» des idées.

Loin de nous donc la tentation de ne publier ici qu’un son de cloche, même si le souci premier reste toujours d’être à la recherche de la vérité au sens non pas seulement de ce qui s’avère nécessaire une fois pour toutes pour atteindre tel résultat mais aussi ce qui surgit comme tel à un moment donné sans que personne ne l’ait vraiment voulu. Ainsi, il ne s’agit pas seulement de se prétendre « scientifique », mais aussi de comprendre à quoi et à qui la Connaissance peut servir.

Lucien Samir Oulahbib, Isabelle Saillot
Responsables de la revue Dogma

The environmental care begins with each individual

By 21 century the issues of ecology and environmental protection are being induced to the forefront amidst the global priorities of the world community. The philosophical judgment the preservation and improvement of the habitat are indispensable conditions for sustainable development, the quality of life of people, in general – the future of our civilization, is just being profoundly established on the international agenda.

It is essential to assume no individual will deny that the excessive use of freshwater, energy resources, massive deforestation, thoughtless ‘transformation’ of natural landscapes, drainage of swamps, reduction of forest areas, intensive chemical farming methods, emissions of pollutants, and littering of nature with waste, and other non-cultural and consumer lifestyles and human activities produce devastating effects on the natural environment, the ones leading to a biodiversity reduction and irreversible destruction of the biosphere.

In 1992, the Convention on Biological Diversity was adopted at the World Summit on Environment and Development in Rio de Janeiro. It had been ratified by 200 countries and had thus become one of the most representative international treaties.

Currently, approximately 270 environmental agreements have been negotiated in the framework of the UN in the areas of marine and air pollution, hazardous waste, biodiversity, desertification and climate change. The implementation of these agreements is an integral part of the entire process, while the central elements of the agreements are development, commercialisation and transfer of environmentally friendly technologies.

Cooperation in the environmental sphere within the Commonwealth of Independent States was identified in the initial period of its formation. In February 1992, in Moscow, the first issue on the agenda of a meeting of the Council of Heads of Government was the approval and discussion of an Agreement on Cooperation in the Field of Ecology and Environmental Protection.

As a result of this Agreement, government leaders also accepted the Intergovernmental Environmental Council. The Heads of Government and the Interstate Economic Committee of the Economic Union adopted agreements on the Red Data Book of Rare and Threatened Species of Animals and Plants – the Red Data Book of the CIS Member States, on control over transboundary movement of hazardous and other wastes, on basic principles of cooperation in the field of rational use and protection of transboundary water bodies, on cooperation in the field of environmental monitoring, etc.

The Council has long been the only body that acts as a coordinating body for CIS countries in the field of environmental protection and has been internationally recognised.

In recent years, however, most countries have de facto discontinued their participation in the Council’s work. The level of delegations at recent Council meetings has been reduced to an expert level and Council members have hardly participated in meetings. The last Council meeting was held in 2005.

Environmental protection is, in fact, an economic issue, a matter of creating an economic development model that takes into account the resource potential of each member state of the CIS and the entire Commonwealth.

The challenge to achieve a sustainable balance between environmental and economic development is of fundamental importance for the CIS countries. It is also encouraging that at the state level issues of ecology and environmental protection are regarded as traditional rather than extraordinary.

The Concept of Kazakhstan transition to sustainable development for 2007-2024 was approved by the Decree of the President of the Republic of Kazakhstan Nursultan Nazarbayev on November 14, 2006. The Concept is one of the major instruments of implementation of the long-term development strategy of the country till 2030 and the task of joining the fifty most competitive countries in the world.

The main functional guidelines for transition to sustainable development include: addressing global environmental issues ( campaign against desertification, preservation of biological diversity, climate change and preservation of the Earth’s ozone layer), adoption of new environmentally safe technologies, radiation and chemical safety and waste management, ensuring access to drinking water and addressing transboundary environmental issues.

UN Climate Change Conference was organised at the Bella Center in Copenhagen, Denmark in the period 7 December – 18 December 2009. The conference included the 15th Conference of the Parties (COP 15) to the UNFCCC and the 5th Meeting of the Parties (MOP 5) to the Kyoto Protocol. The conference addressed climate change issues and developed mitigation actions until 2012. That International step was a significant one to meet the environmental challenges and start searching for effective decisions.

In May 2010, St. Petersburg hosted the Third Nevsky International Environmental Congress ” Environmental Management Ecologisation – the Basis for the Economy in Balance with Nature Optimisation”, which was attended by representatives of legislative and executive government bodies, local authorities, non-governmental non-profit organisations, business structures, educational and scientific organisations of CIS member states and international organisations.

Overall, the various conferences, summits, international agendas are organized, however, the most significant issue remains uncovered. From my perspective, there is still a grand ‘gap’ compared to an abyss— a philosophical and psychological distance separating the theoretical concepts and decrees and their practical introduction. Personally, I believe a certain mental shift should be preoccupied to merge the two edges, the theory (the environmental challenges we meet and realize), and the practical aspects (likewise the new approaches and technologies required). The aforementioned paradigm directs the requirement to create opportunities to speak and share certain valid innovations not only for scholars and political figures but also to the practitioners, researchers, inventors, etc. For instance, the ‘Better place’ project is a great example of ‘business and science’ collaboration (introduced in framework of ‘An Ecology of Life: Discourses, dialogue and diversity’ scientific conference, held on October 23-25, 2013, University of Copenhagen). The project initially was aimed at building a network of ‘refueling stations’ for electric vehicles in various countries. Such stations would fit services for charging and replacing batteries with those already charged. In 2008, there were announced plans to build approximately 500,000 ‘electro-filling stations’ (sockets); by the end of 2013, Ramil Mehtiev, the project implemented that task in Denmark, having built 380 000 sockets approximately. Today Denmark, Portugal, and Israel are cooperating in the ‘Better place’ project framework. And that practice is a definite induction verifying the theoretical concepts and plans require some ‘fresh air’ and insights to determine and shape a new approach to the existing problem is required.

It should be emphasised that the most crucial prerequisite for the implementation of a set of measures to reduce hazardous impacts on the environment and restore natural complexes is the solution of the task of ensuring the modernization of environmental fixed assets through an innovative way of upgrading them at a rate no lower than that of renewing fixed assets in the economy, as well as the introduction of modern innovative technologies for monitoring, predicting the condition and pollution of the environment.

The challenge of addressing environmental information to the general public and interested organisations through the mass media, environmental education and training is ongoing. One of the priorities is to promote further constructive cooperation between state agencies and public environmental associations in addressing pressing environmental issues. Only by consolidating the efforts of all citizens can one expect genuine success in producing favourable living conditions for people, preventing negative changes in the natural environment and ensuring sustainable development of the country.

An Ecology of Life: Discourses, dialogue and diversity

Édition octobre 2013

Édition octobre 2013

Articles

Comptes-rendus

Édition octobre 2012

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Édition Mars 2012

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Contre la thèse des Prophètes du déclin de l’historien Arthur Herman

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Angèle Kremer Marietti
Deleuze and the Body, edited by Laura Guillaume and Joe Hughes, Deleuze Connection, Edinburgh: Edinburgh University Press, 2011, 229p 3)

Angèle Kremer Marietti
Mary Pickering, Auguste Comte. An Intellectual Biography; Volumes II, III. New York: Cambridge University Press, 2009, 638 et 667 pages. 4)

Angèle Kremer Marietti
André Comte-Sponville, Petit traité des grandes vertus, (Paris: Presses Universitaires de France, 1995), réédition en format de poche aux éditions: www.editionspoint2.com, 2011

Expressivité et dénotation dans le langage philosophique

Constantin Salavastru, Ph.D.,
Séminaire de Logique discursive, Théorie de l’argumentation et Rhétorique
Département de Philosophie et Logique

1. Comment doivent écrire les philosophes ?
L’interrogation du début de cette étude – qui reprend le titre d’une enquête menée parmi les personnalités de la culture française des années 1920 – n’a pas été tellement présente – comme l’esprit critique l’aurait peut-être attendu – dans la méditation des philosophes ou dans celle de ceux qui ont analysé leurs réflexions. Si l’on concède que les philosophes doivent écrire – et ils ne sont pas peu nombreux ceux qui, même dans les temps modernes, trouvent les modèles socratiques comme représentant l’authentique réalisation de la pensée et l’heureuse destinée de la philosophie – alors il va de soi que l’interrogation prend un certain poids et que les réflexions qu’elle engendre peuvent s’avérer séduisantes.

http://www.dogma.lu/pdf/CS-ExpressiviteDenotation.pdf