Ce travail se situe dans la lignée de tout ce que j’ai publié jusqu’ici sur açgma [Caianiello 2008, 2009a] et plus en général du complexe de mes recherches, qui ont pour but de parvenir à une théorie unitaire et cohérente de la personne humaine en ses processus évolutifs, insécablement physiques et mentaux.
Entre octobre 2008 et avril 2009 açgma a publié iagenèse de la science et le sens de l’éîénement. `çntêe mçincaêé [Caianiello 2009a] où je construis une critique radicale de la conception poincariste du temps et de la science, pour positivement proposer une solution kantienne/cassirerienne au défi que Poincaré lance en affirmant l’impossibilité d’une définition rigoureuse d’isochronisme et de simultanéité. Ma réponse a été qu’une telle définition est au contraire nécessairement possible car nous “devons pouvoir” accéder au teméséuê, en deçà de toute matière et de tout espace, sans quoi aucune science ne serait possible en sa structure donnée, et en ses dynamiques de naissance/évolution. Cet essai est maintenant devenu la première partie d’un livre – ia science et la îçix de l’éîénement– actuellement en impression chez les Editions de l’Harmattan, Paris,
Le sens de la perception chez Wittgenstein
Chiara Pastorini
plusieurs niveaux. Tout d’abord, il faut se demander s’il y a un sens à parler de perception chez le philosophe et, dans le cas, essayer d’en cerner les termes et les contours. En deuxième lieu, et c’est là un point plus important, la question est de savoir s’il est possible de parler de perception en termes de sens; autrement dit, si la perception a une signification et, le cas échéant, quels sont les termes à travers lesquels analyser cette dimension sémantique de la sensibilité. Cette interrogation n’implique pas seulement une enquête sur les rapports entre la perception et le sens, mais aussi entre la perception et les dimensions autres de notre rapport au monde telles que le langage et la pensée.
Notre humanité. D’Aristote aux neurosciences
Robert M. Palem
(Fayard, 2010, coll. Histoire de la pensée, 385p.)
par Francis Wolff1
Aristote, Descartes, Foucault et Changeux, c’est la confrontation ultime (la dernière en date) à laquelle nous convie F. Wolff. Informé et documenté, en bon professeur de philo il va les passer en revue sous leurs aspects positifs (on marche à tous les coups) et négatifs (on regrette presque les illusions et charmes qu’ils nous enlèvent).
« Notre époque n’a que trop tendance à confondre la question de la légitimité des connaissances scientifiques avec celle du bien-fondé de leurs usages ou de leurs détournements idéologiques » dit-il (p. Invoquer Heidegger contre la Techné, Foucault contre le Biopouvoir sont des mises en garde utiles, en même temps que partiales, dérisoires et parfois terroristes. « L’idée d’humanité, qui porte déjà en elle-même une charge passionnelle considérable et qui est, selon nous, au croisement de concepts théoriques et de notions pratiques, est donc plus que jamais le lieu de toutes les confusions et l’enjeu de sérieuses querelles de légitimité » (p. Ce sont ces confusions que F. Wolff va traquer, inventorier et démasquer dans son ouvrage.
Terry Eagleton, The meaning of Life
Thierry Simonelli
Oxford, New York : Oxford University Press, 2007.
La question du sens de la vie, remarque Eagleton dans sa préface, est un sujet digne d’un fou ou d’un comique. En effet, Eagleton ne propose rien de moins que LE sens de LA vie, tout en préférant se situer du côté des comiques plutôt que celui des aliénés. Questions dans la salle?
Que oui ! «Il n’y a pas de questions bêtes» nous assurent les gentils pédagogues. Admettons. Mais serait-ce avancer qu’il n’y en ait point de fausse ? Que l’on ne s’y méprenne, cette question est loin d’être fallacieuse. Pour rappel : l’une des oeuvres philosophiques majeures du début du vingtième siècle asseyait un véritable tournant historique sur cette distinction. Wittgenstein, pour ne pas le nommer, s’avère par ailleurs le plus fidèle compagnon des pérégrinations philosophiques de Terry Eagleton. Assurément, les Aristote, Schopenhauer, Nietzsche, Sartre, Derrida, Sophocle, Shakespeare, Kafka, Beckett et alii ne manquent pas à l’appel. Mais la petite excursion que propose l’ouvrage se décline en dialogue avec les réflexions éthiques des derniers énoncés du Tractatus logico-philosophicus.
Les formes symboliques de la musique
Ronald Bermingham
Paris : Klincksieck, 1984. [ISBN 2-86563-066-8].
Réédition L’Harmattan, 2006.Titre
Publié en 1984 par la Librairie des Méridiens, Klincksieck , Les formes symboliques de la musique est un livre dont la minceur dément la nature ambitieuse des projets. Son auteur, Joseph-François Kremer, cherche d’abord à connaître la forme symbolique que l’être appréhende comme “structuration” de l’oeuvre musicale. À travers cette structuration, il veut ensuite « coordonner l’univers musical », utilisant une approche rigoureusement “scientifique” afin d’éviter les écueils métaphysiques qui vont souvent de pair avec toute recherche d’inspiration phénoménologique. Ambitieux? Oui, car déjà dans l’avant-propos, Kremer étale une terminologie qui nous parait anomale à côté du jargon positiviste qui se porte garant de la recherche dite “méritoire” de notre ère.
Le crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne
Robert M. Palem
Neuropsychiatre, Dr en Médecine et en Psychologie
Le livre de MICHEL ONFRAY fait du bruit et des vagues et il le mérite. Sans doute le fallait-il bien devant la réitération périodique, exaspérante et niaise (tous les ans ou presque, depuis 40 ans, dans le Nouvel Observateur, le Point, l’Express, le Monde…) de fables hagiographiques sur Freud « version féerique d’un homme génial découvrant tout seul le continent vierge de l’inconscient », présenté comme un héros des temps modernes (des Lumières1), auteur d’une révolution épistémologique sans précédent, d’un changement de paradigme inouï, dans une solitude admirable (comme Moïse sur le Sinaï), au milieu d’une incompréhensible hostilité (suspecte d’antisémitisme)…. selon des « cartes postales » parfaitement stéréotypées.
Haro sur la Psychanalyse
Gérard SALGAS
(Agrégé de Lettres classiques)
Perpignan, Mai 2010
C’est une traque sans merci que donne Michel ONFRAY au père – ou prétendu tel – de la psychanalyse, Sigmund FREUD, au long d’un ouvrage de quelque six cents pages. Assurément il fallait une énergie colossale pour abattre le colosse freudien en marbre et en or (p. 103), dont l’ombre portée s’étend sur une bonne partie de la culture occidentale contemporaine.
Michel ONFRAY n’a pas hésité en effet à parcourir, une loupe à la main, les dix mille feuilles qui l’ont amené à instruire à charge – et uniformément à charge – le procès du grand homme, à fureter dans les moindres recoins de sa vie et de son oeuvre, en regrettant même qu’une partie des écrits ait été détruite par leur auteur, véritable graphomane enclin à l’autocélébration par trucage ou occultation, ou bloquée dans des containers américains (p.237) par des héritiers soucieux de ne pas entacher la gloire du Maître.
Réflexions sur les temps actuels par Angèle Kremer-Marietti
Robert Michel Palem
Réflexions sur les temps actuels par Angèle Kremer-Marietti
Espace de libertés, Bruxelles 2008, 92p.
Spécialiste de NIETZSCHE et de COMTE, A. KREMER MARIETTI est Maître de conférences honoraire de Philosophie à l’Université de Picardie et préside le Groupe d’Études et de Recherches Épistémologiques (Paris).
Elle envisage la philosophie sous les deux aspects de l’éthique et de l’épistémologie, ce qui n’est pas évident pour tout le monde ; mais elle s’en explique [p. 73] et, dit-elle, il n’y a jamais eu « d’éthique philosophique sans qu’il n’y eût implicitement une logique épistémique pour la seconder », à l’ombre de vraies ou de fausses connaissances auxquelles croyait la communauté et que nous avons le devoir de soumettre à la critique. Car certains préjugés théologiques, métaphysiques, philosophiques ou idéologiques sont souvent invisibles sous d’autres discours qui se présentent comme scientifiques, surtout dans les sciences humaines1. Sans oublier, avec l’aide de KANT, que le Savoir ne s’impose à nous comme tel qu’en devenant lui-même une Croyance nouvelle…
Critique de la problématologie
Constantin Salavastru, Ph.D.
Seminar of Discursive Logic, Argumentation Theory and Rhetoric Department of Communication and Public
La collection « Références » des Editions de l’Université de Bruxelles met à la disposition du lecteur un ouvrage intitulé Michel Meyer et la problématologie Angèle Kremer-Marietti, Michel Meyer et la problématologie, Editions de l’Universite de Bruxelles, 2008. , dans la lignée, entre autres, du célèbre Traité de l’argumentation – La nouvelle rhétorique de Perelman et Olbrechts-Tyteca (sixième édition, 2008). A notre avis, ce livre est l’expression d’une heureuse rencontre entre une conception d’une grande profondeur et d’extension de plus en plus ample (la problématologie de Michel Meyer) et l’esprit critique et la culture philosophique encyclopédique d’un penseur qui, pendant toute une vie, a travaillé sur les textes fondamentaux de la philosophie occidentale (Angèle Kremer-Marietti). Le résultat de cette rencontre admirable est une analyse d’une concentration extrême mais qui ne laisse pas de reste : tous les problèmes importants impliqués par la conception problématologique sont investigués avec toute l’acribie qu’on connaît à Angèle Kremer-Marietti ! Quels sont les aspects qui sont entrés sous
Édition Automne-Hiver 2017
Articles
- Left, right, and nationalism
Liah Greenfeld
- La question du logique et du non logique dans la mentalité et l’action
Lucien Samir Oulahbib
- L’esprit de l’islam et la violence
Gildas Richard
