La Beauté positive

Olivier Lahbib

Outre les applications relatives aux questions morales et sociales, les savants naturalistes de la deuxième moitié du XIX° siècle ont formulé le projet d’une science du beau, d’une doctrine du plaisir esthétique. Le projet de l’esthétique positiviste semble rejoindre celui de l’art naturaliste, illustré par Zola dans son manifeste théorique, le Roman expérimental (1890). Le romancier y est décrit comme médecin de l’âme, et il n’ambitionne pas de procurer du plaisir au lecteur, mais de lui apporter une connaissance, en lui fournissant un étude sociale, des maux de l’humanité. Indépendamment du contenu ou du message des oeuvres d’art, l’étude du jugement esthétique a pour objet les critères selon lesquels une oeuvre peut provoquer un plaisir pour le plus grand nombre. Mais comment justifier la validité objective de ces critères? La méthode des sciences de la nature, comme l’affirme le point de vue positiviste, peutelle
les énoncer?

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Épistémologie et Enseignement des Sciences

Martin Riopel
Université du Québec à Montréal
Dernière mise à jour le 4 décembre 2006
www.er.uqam.ca/nobel/r20507/epistemologie/

Pour présenter les courants épistémologiques, nous allons commencer par donner un sens précis au mot science et à l’expression activité scientifique. Nous allons ensuite présenter, un à un, les différents courants ou écoles de pensée concernant l’activité scientifique en tentant de mettre en évidence les liens possibles entre l’appartenance d’un professeur à un courant donné et sa façon d’enseigner. Nous allons finalement conclure en soulignant les limites de l’application de cette classification à l’enseignement des sciences.

http://www.dogma.lu/pdf/MR-EpistemologieEnseignement.pdf

Auguste Comte. Trente Ans de Découvertes

Mary Pickering
Professeur d’histoire à San José State University USA

J’ai commencé la biographie d’Auguste Comte il y a trente ans, au cours de mes études doctorales à l’Université de Harvard. Mon professeur était spécialiste de l’histoire des sciences et il m’incitait vivement à faire la première biographie de celui qui en était le fondateur. En tant qu’historienne de la France au dix-neuvième siècle, j’ai relevé le défi. Après avoir lu, pendant plusieurs années, les oeuvres de Comte qui avaient été publiées, j’ai pu aller à Paris pour y faire des recherches, car Harvard avait tout organisé pour que je puisse m’inscrire au DEA de Sciences Po. Peu de temps après mon arrivée en 1983, j’ai rendu visite à Henri Gouhier qui, dans les années trente, avait écrit trois volumes sur la jeunesse de Comte. Avec une étincelle dans son regard, cet intellectuel charmant me souhaita bonne chance dans mon projet qui était de faire une étude sur la vie entière de Comte. Je suppose qu’il savait que ce travail prendrait des décennies pour être mené à bonne fin.

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Le langage chez Wittgenstein entre Silence et Référence

Mlika Hamdi
Assistant en Philosophie analytique (Faculté des lettres et sciences humaines de Kairouan)
mlika_hamdi@yahoo.fr

Pour Wittgenstein, on ne peut tout dire. L’indicible existe : il se montre, c’est le mystique. Comme le souligne M. Marion « Wittgenstein dit clairement qu’il y a de l’indicible, et on ne peut pas simplement mettre (ça) sur le compte de l’ironie ou quelque chose du genre. L’inexprimable n’est certes pas de l’ordre du sens que l’on puisse dire clairement dans le langage car nous pourrions à ce moment-là le dire, mais il existe bel et bien ; telle est la nature, par exemple, de l’étonnement devant l’existence du monde. »1
Contrairement à une lecture du Tractatus, devenue une mode dans les années 2000, qui avance l’idée d’un Wittgenstein nouveau, je ne pense pas que la solution donnée aux rapports entre « dire/montrer » et « dire/ garder le silence », constitue une tentative de guérir la philosophie de cette maladie qui consiste à croire à tort en des vérités ineffables. Le Tractatus est loin d’être une entreprise qui sabote le projet d’une tradition analytique en philosophie entamée par les Or, quel est l’idiome qui pointe ici vers le silence de l’inexprimable et de l’indicible ? Ce n’est autre chose que le langage idéal de la science qui présuppose syntaxe logique et référence. Cet est le coeur battant de la tradition analytique en philosophie.

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Approches contemporaines au problème du paradoxe du menteur

Maxime Bonin

Résumé :
Le but de cet article est d’exposer comment différents philosophes et logiciens du XXe siècle ont répondu au paradoxe du menteur. Chacun de ces penseurs a traité le problème à l’étalon deses présupposés théoriques. La formulation formelle d’Alfred Tarski renvoit la définition de la vérité à un ordre de langage supérieur. Tyler Burge et A.P. Martinich propose l’élimination du paradoxe par l’application de la théorie pragmatique. Graham Priest opère une remise en question de la logique classique et propose l’élaboration d’une logique paraconsistante tenant compte de l’inéluctabilité des paradoxes en philosophie.

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Unveiling the Nietzschean Origins of Sartre’s Nausea

Martine Béland
Centre canadien d’études allemandes et européennes, Université de Montréal
Collège Édouard-Montpetit

Nausea, Jean-Paul Sartre’s first novel (1938), is a landmark of 20th century French literature. Sartre’s literary works have always served as a vehicle for his philosophical thought. Indeed, it is not uncommon to analyze these works in order to understand Sartre’s Hegelian, Heideggerian, and phenomenological influences. It is, however, rather unusual to trace Sartre’s Nietzschean filiation, and the aim of this paper is to do so. This paper thereby wishes to suggest the complexity of the Nietzschean reception in 20th century thought and literature. Studies in the French Nietzschean reception have notably omitted to speak of Sartre’s possible reading of Nietzsche. For instance, Pierre Boudot, in his essay Nietzsche et les écrivains français (1970), says nothing of Sartre although he studies the period ranging precisely between 1930 and 1960; and Jacques Le Rider, in a recent and otherwise thorough study of Nietzsche’s reception in France, skims the issue of Sartre’s interest for Nietzsche1.

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De Merleau-Ponty à Nietzsche ou Philosopher en abysse

Pr. Ben Arous Mohamed
ISSHT – Université Tunis-el Manar

I- Introduction liminaire :
La présente étude voudrait répondre à une sorte de tentation qui s’inscrit dans la grande école de «l’ère du soupçon». L’investigation est sans doute périlleuse du fait qu’elle consiste à prouver, en dépit d’une quasi-absence de référence de Merleau-Ponty à Nietzsche, l’existence d’une somme d’affinités électives liant ces deux philosophes. Nous reconnaissons que si nous n’avons pas le droit de les ranger dans la même lignée philosophique, nous sommes néanmoins enclins à considérer leur parenté recherchée du genre d’un lien d’« âmes soeurs » qui, comme le disait Arthur Schopenhauer, «se saluent de loin»1.

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Qui est «Le Nietzsche» de Heidegger?

Pr. Ben Arous Mohamed
ISSHT – Université Tunis-el Manar

I-Questionnements préliminaires:
Quel risque de déshonneur pourrait encourir Heidegger s’il ne réussissait pas { réintégrer Nietzsche dans l’idéo-logie de l’Université allemande? Quel butin espérait-il rapporter en s’attaquant aux ruches de la pensée nietzschéenne? Les dialogues post mortem dont les instances intermittentes renvoient sans cesse à l’omnipotence du dispositif heidéggerien sembleraient n’être qu’une re-production de l’oeuvre émiettée de Nietzsche, détournée forcément de ses intentions les plus authentiques.

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Nouvelle approche de l’Universel

Lucien Samir Oulahbib
Esquisse d’une épistémologie Peyresquienne

« On aimerait en particulier que l’on puisse développer pendant le colloque une
discussion sur le relativisme à partir du sophisme suivant qui fait la force du
postmodernisme. La mathématique est la seule justification objective de toute
science ; or la mathématique évacue ou même vide le sens et en particulier le sens
humain, écologique, naturel ou local au sens des différentes civilisations ; donc la
science est totalement inadéquate à ses buts utilitaristes déclarés humanistes ».

http://www.dogma.lu/pdf/LSO-Universel.pdf

Mise en perspective de certains rapports entre sociologie, psychologie, science politique dans l’évaluation de l’action

Lucien Samir Oulahbib
86 quai Pierre Scize
69005, Lyon
0664944909/0873838358
http://lucien.oulahbib@free.fr

Je voudrais démontrer ici que l’un des problèmes majeurs rencontrés dans l’évaluation de l’action humaine consiste moins à connaître le contenu social historique des constructions mentales, motivationnelles et cognitives, qui en façonnent et en légitiment l’érection -(connaissance cependant nécessaire)- que de comprendre la nature de leur
hiérarchisation dans les divers actes qui se coordonnent comme action. Je soutiendrai que cette nature révèle non seulement des aspects sociologiques et psychologiques, mais aussi micropolitique lorsqu’il s’agit d’orienter, de peser, pour effectuer l’action au sein de ce réseau de relations que constitue le réel. En ce sens, il sera question de montrer qu’il s’élabore une délimitation dans la synthèse, consciente, décidant l’action puisqu’elle se doit, pour être, -et ce quand bien même serait-elle illogique dans les moyens et irrationnelle dans les fins, se pacifier en interne et transformer (et non pas seulement interpréter) son environnement en externe. On reconnaîtra la définition baechlerienne de la politie.

http://www.dogma.lu/pdf/LSO-PsySocPol.pdf